Le diagnostic de performance énergétique n’est plus une simple étiquette ajoutée à une annonce immobilière.
En 2026, le DPE influence directement la mise en vente, la location, le montant du loyer, les travaux à prévoir et parfois même la valeur du bien.
Il renseigne sur la consommation énergétique théorique du logement, ses émissions de gaz à effet de serre et son niveau de performance, classé de A, pour les logements les plus performants, à G, pour les plus énergivores.
Il comporte également une estimation des dépenses annuelles d’énergie pour un usage standard, ainsi que des recommandations de travaux.
Cette estimation reste conventionnelle : elle ne correspond pas nécessairement aux factures réelles des occupants, qui dépendent aussi de leurs habitudes.
Le DPE est obligatoire pour vendre
Le propriétaire vendeur doit disposer d’un DPE valide avant la commercialisation de son bien.
Les annonces immobilières doivent faire apparaître de manière lisible :
- la classe énergétique du logement
- sa classe climatique
- l’estimation des dépenses annuelles d’énergie
- la mention « logement à consommation énergétique excessive » lorsque le bien est classé F ou G.
Le DPE est ensuite intégré au dossier de diagnostic technique remis à l’acquéreur.
Un mauvais classement n’interdit pas de vendre une maison ou un appartement. Il peut cependant influencer le prix, la négociation et le budget de travaux anticipé par l’acheteur.
Depuis le 1er janvier 2025, la vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble appartenant à un seul propriétaire, classé E, F ou G, nécessite également un audit énergétique réglementaire. Celui-ci propose différents scénarios de rénovation et une estimation du coût des travaux. Cette obligation ne concerne pas la vente d’un simple appartement situé dans une copropriété.
Le DPE conditionne désormais la location
Le propriétaire bailleur doit remettre un DPE valide au locataire lors de la signature du bail et de son renouvellement. Le document est annexé au dossier de diagnostic technique.
Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G est considéré comme non décent et ne peut plus être mis en location dans le cadre d’un nouveau bail, d’un renouvellement ou d’une reconduction tacite.
Le calendrier prévoit ensuite :
- l’interdiction de louer les logements classés F à partir de 2028
- l’interdiction de louer les logements classés E à partir de 2034.
En 2026, un logement classé F peut donc encore être loué, mais son propriétaire doit déjà anticiper les travaux nécessaires pour continuer à le proposer après 2027.
Par ailleurs, les loyers des logements classés F ou G sont gelés. Le propriétaire ne peut notamment pas appliquer la révision annuelle du loyer, augmenter celui-ci lors du renouvellement du bail ou profiter d’une nouvelle mise en location pour le revaloriser.
Ce qui a changé au 1er janvier 2026
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient utilisé pour convertir la consommation d’électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9.
Cette évolution peut améliorer le classement de certains logements chauffés à l’électricité, sans modifier leurs équipements ni leur consommation réelle.
Les nouveaux DPE intègrent automatiquement cette méthode. Les diagnostics plus anciens restent valables, mais lorsqu’ils bénéficient du nouveau calcul, leur propriétaire peut télécharger gratuitement une attestation actualisée sur le site de l’Ademe, sans nouvelle visite du diagnostiqueur.
Faut-il refaire un ancien DPE ?
Les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021 sont valables dix ans.
En revanche, ceux établis entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2025. Ils doivent donc être refaits avant une nouvelle vente ou location.
Les agences du groupement IMAGIMMO accompagnent propriétaires, vendeurs, bailleurs et acquéreurs à Montpellier, dans sa métropole et dans l’Hérault pour vérifier la validité du DPE, anticiper ses conséquences et valoriser le bien de manière cohérente.
En 2026, le DPE ne se contente plus de décrire un logement : il détermine de plus en plus ce qu’il est possible d’en faire.