Crédit d'impôt et rénovation énergétique, Gardez la tête froide !

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Transition énergétique

Depuis quelques semaines une avalanche d'informations alarmistes et parfois contradictoires remet la transition énergétique à la une de l'actualité. Face à ce flot d'annonces et de réactions IMAGIMMO reprend un certain nombre de points et propose une réflexion plus posée.

« Taux du Crédit d'Impôt pour la Transition Energétique passant de 30% à 15% pour les portes et fenêtres avant d'être exclues du dispositif en 2018 - Plus d'aide pour l'installation de chaudières au Fuel à condensation – Disparition du CITE en 2019 au profit d'une prime versée à la réalisation des travaux – Buzz de Nicolas Hulot qui envisage de taxer les passoires thermiques avec des pistes annoncées comme la prise en charge par les propriétaires d'une partie de la facture énergétique des locataires des logements mal isolés, où l'obligation de travaux avant la vente » Que de raisons de réagir , sur-réagir , surenchérir !!!

Aux dernières nouvelles, la suppression de la prise en compte du changement des menuiseries devrait s'étaler dans le temps, et certaines chaudières fuel pourraient continuer à bénéficier du CITE. Nous avons tout de même beaucoup de mal à comprendre que les menuiseries soient sorties du dispositif, alors qu'elles contribuent tout de même à hauteur de 15% à la performance énergétique d'un bien.

Seule, la logique économique semble avoir prévalu :

Le changement des fenêtres, portes et volets représentent, d'après les chiffres donnés par Les Echos, la moitié du coût du CITE : soit près de 800 M€ (sur 1,7 milliard d'euros). Supprimez la prise en charge des menuiseries, et le coût du CITE, pour l'État, baisse de 50%. Cela vaut la peine d'argumenter sur le manque d'efficience de ces travaux… Ne soyons pas dupes !

Seule réelle certitude que nous ne devons pas perdre de vue : la transition énergétique est une tendance lourde qui va sérieusement influencer le marché et la valorisation des biens. Encore faut-il ne pas céder à l'alarmisme ambiant.

Passoires énergétiques : 75 % des biens ne sont pas concernés

Rappelons d'ailleurs que les passoires énergétiques, pointées du doigt par Nicolas Hulot, relèvent toutes des catégories F et G des Diagnostics énergétiques. Dans le parc, elles sont minoritaires : 75 % des biens ne sont pas concernés.

De plus, les consommations présentées dans des tableaux largement repris dans la presse ne correspondent absolument pas à la réalité constatée, en particulier dans notre région. Ainsi, une consommation énergétique annoncée à 220€/mois pour un logement de 75m² classé en E est très nettement supérieure à ce que nous observons dans le Midi de la France. Et, pour être précis, elle est tout simplement 2,5 à 3 fois plus élevée que la consommation réelle des biens de même catégorie que nous vendons ou gérons !

Il est donc important de faire la part des choses. Seuls, 4% des logements, les plus récents, sont en catégorie A ou B. Et s'ils sont économes en énergie, ils ne sont pas forcément économes tout court, car l'entretien et la maintenance des équipements mis en place est parfois très lourde.

Valorisez votre bien en l'adaptant au marché d'aujourd'hui et de demain

Pour les 71% de logements restants, il est de l'intérêt de tous de rénover et d'améliorer leur qualité énergétique. Le CITE continue de vous y inciter avec des réductions d'impôts ; l'Éco-prêt à taux zéro vous aide à financer les travaux. En les réalisant, vous valorisez votre bien en l'adaptant au marché d'aujourd'hui et de demain, de plus en plus sensibilisé aux questions environnementales.

« Pour vendre mieux, pour louer mieux, ou pour simplement y vivre mieux il est temps de considérer la transition énergétique et les rénovations nécessaires comme un avenir incontournable du marché immobilier », rappelle Jérôme AGRET « Aujourd'hui un investisseur peut améliorer la performance énergétique de ses biens, en déduisant le montant des travaux de ses revenus locatifs, et se créer du déficit foncier. Il y a un marché certain pour les biens moins bien classés énergétiquement. Mais il faut soit faire les travaux, soit vendre à quelqu'un qui les fera avant que l'impact d'une classification « énergivore » devienne trop dévalorisant, tant à la revente qu'à la location. »

Alors, face à cette avalanche d'informations alarmistes, il est indispensable de garder la tête froide.

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